Montmerle-sur-Saône 2014

Jour 1, vendredi 6 Juin :

Le rendez-vous est fixé à 18h à cortaillod afin d’appareiller avec toute l’équipe, composée pour cette sortie de Loïc, Lionel, Adri, Kevin alias cody alias L’hippocampe et moi-même.

J’arrive « légèrement » en retard, retardé par une sortie de boulot tardive et surtout une nécessité d’acheter de quoi s’hydrater durant le voyage :P. 

Cela a du bon puisque tout est déjà prêt lorsque j’arrive sur le lieu de rendez-vous, départ donc pour l’Hexagone ! Je prends place avec notre ami Cody et Lionel tandis qu’Adri fait le voyage avec notre Bréviniers national !

Nos amis Bourguignons, composés de Manu, Arthur et Jean-Bapt, nous attendent eux sur place au camping de Montmerle.

Evidemment et cela en devient une habitude nous arrivons en retard, la faute au réseau autoroutier Savoyard et à ses travaux. Nous finirons cependant par installé notre campement plus ou moins facilement (Adri un conseil, investi dans une Quechua !) et entamerons dans la joie et la bonne humeur notre premier apéro !

Réveil est fixé le lendemain à 5h (c'est-à-dire à ce moment là 2h plus tard…)

Jour 2, samedi 7 Juin :

Le Lendemain à la première sonnerie du réveil c’est debout, autant dire que je suis comme un gamin le jour de Noël et vu l’empressement des mes compères à sortir de leur tente je ne suis pas le seul.

Après un modeste petit-déjeuner c’est départ et nous commençons par mettre les trois bateaux à la mise à l’eau. Les équipes de pêche sont composés de la manière suivante : Manu, Arthur et Jean-Bapt (Les Geais)
Lionel et Kevin
Loïc, Adri et moi

Nous discutons un peu stratégie en allant chercher les superbes vifs que Manu nous a dégottés et définissons un plan de bataille. L’équipe des Geais commencera devant le camping, Kevin et Lionel légèrement en amont en attaquant une pile de pont et nous partirons 1km en amont.

A bord nous décidons de varier les techniques, ainsi Adri pêchera en vertical aux vers, Loïc au mort manié et moi-même au Fireball avec un beau Carassin.

La première dérive dans le chenal principal nous laisse un sentiment partagé… Il y a des échos mais on ne dérive presque pas ! En effet, la Saône est à son niveau le plus bas (=peu de courant) et un vent fort se lève dès 9h nous faisant littéralement remonter la Saône par moment, la pêche s’annonce difficile !

On ne s’était pas trompé et à la pause nous n’avons pas enregistré le moindre tape, pire les échos aperçus on disparu.

Nous nous retrouvons donc sur le coup des 14h, le vent soufflant trop violement et empêchant toute pêche, de plus une forte chaleur s’invite à la fête. Le bilan de la première matinée est catastrophique, aucun poisson mis au sec !

Le vent étant légèrement tombé nous retournons sur l’eau vers 19h00 (après une bonne grosse sieste).

Nous remontons encore plus en amont la Saône vers un secteur plus abrité du vent. Adri nous place à la perfection et en fin de dérive BAM !

Le voilà pendu avec un poisson sympathique qui a prit sur son montage placé entre deux eaux. Ni une ni deux il passe la canne à Loïc afin que celui-ci tienne son premier silure. Un beau combat s’ensuit qui se termine par la mise au sec d’un joli silure d’1m54.

Ce premier poisson nous remontera à bloc !

La mode en est aux « Selfies »

Hélas la soirée se termine sans plus de touches pour chacun de nos équipages.

Au soir, en se réhydratant, nous consultons les bulletins météorologiques et constatant que les jours suivants seront pareils, marqués par une forte chaleur et du vent entre 9h et 20h. De ce fait nous adaptons notre stratégie et décidons de se lever à 4h (soit 2h plus tard) afin d’être sur l’eau dès les premières lueurs du jour, tant pi on se reposera l’après-midi.

Jour 3, dimanche 8 juin :

Un mot : AIE, les excès de la veille et le manque de sommeil se font ressentir, j’arrive péniblement à entrouvrir les paupières pour constater que rien ne bouge dans le campement, la motivation n’est pas la même que celle de la veille. Tant pi, je fais le tour des tentes et en secoue les habitants (façon de parler hein…). Malgré quelques ronchonnements tout le monde se lève dans le quart d’heure qui suit. Nous sommes sur l’eau pour l’aube.

Au final toute cette bonne volonté finira par… ne pas payer. Pas une touche, calme plat, les poissons ont, semble-t-il, la tête à la reproduction.

Au debrief de fin de journée nous apprenons cependant que le bateau des Geais + Kevin on fait du silure (principalement au vif) et que plusieurs échos ont été vu en aval.

Ce soir là Loïc et Lionel nous quittent pour rentrer en Suisse tandis que nous continuons l’aventure avec Kevin, Adri et nos amis bourguignons.

Ils ne nous restent plus qu’un jour et les discussions vont bon train pour s’accorder sur une stratégie à adopter.

Jour 4, lundi 9 juin :

4h00, cette fois l’énergie du désespoir nous stimule et pas de problème pour nous lever, il ne nous reste qu’une matinée pour sauver la session. Nous décidons de faire le trajet jusqu’à bien en aval tandis que les Geais restent dans le secteur du camping.

Nous attaquons une pile de pont avec deux vifs sur flotteurs, une canne verticale aux verres et une canne fireball casting prévue initialement pour le brochet.

Lors de notre première dérive nous sommes plein d’espoirs, des échos se dessinent sur notre échosondeur. Adri ne tardera d’ailleurs pas à faire le premier silure en vertical, c’est un joli spécimen d’1m47 qui nous fait hurler de joie tant nous avons attendu ce moment.

Puis nous poussons la dérive plus loin, le soleil fait son apparition et je décide donc de me mettre un peu de crème solaire (en vitesse) à peine ma canne récupérer des mains de Kevin que celle-ci m’est presque arrachée des mains par une violente touche, le ferrage est immédiat (je ne lui laisse aucune chance ;)) et je me retrouve avec mon premier silure de taille correct au bout de la ligne.

Aprés un combat qui restera dans ma mémoire à jamais un silure d’1m46 se rend finalement, c’est pour moi un moment exceptionnelle qui récompense une succession de bredouilles.

Nous reprenons nos dérives et c’est maintenant Kevin qui pêche au fireball lorsque celui-ci se fait happer son vif dans la zone d’ombre, sa vitesse de réaction pour une personne de sa corpulence nous sidère Adri et moi mais c’est bien avec un joli spécimen qu’il se bat actuellement !

Celui-ci se rendra de façon honorable, 1m34.

Nous sommes aux anges, nous sauvons notre session sur cette seule matinée. Arrive malheureusement le moment de rentrer et nous remontons la Saône tranquillement sans se douter du drame qui va suivre…

En effet, Adri prenant pied sur le ponton (probablement fragilisé par le passage de Kevin au préalable) se retrouve la tête la première dans l’eau et la vase de la Saône ! N’écoutant que mon courage (et oubliant de rire) je me précipite à son secours, heureusement le malheureux avait pu se sortir de se mauvais pas par lui-même, s’ensuivra bien évidemment une rigolade qui laissera des séquelles à mes abdominaux.

Viens le moment de rentrer et c’est le cœur gros que nous quittons nos amis bourguignons Artur, Manu et Jean-Bapt.

Merci de nous avoir lu et à la prochaine au bord de l’eau.

Jeremy