Et PAF la Grenouille !

Vous aussi vous trouvez ce titre un peu spécial ? Vous allez comprendre au fur et à mesure du récit !

Nous sommes donc début octobre et c’est départ pour 2 semaines de vacances direction chez notre ami Jean-Claude en Espagne !

Il nous accueille, avec sa très chère épouse, à son domicile situé dans le Delta de l’Ebre à quelques pas seulement de la mer.

Bien que nous soyons trois pêcheurs contre 2 non-pêcheuses (ma très chère et celle de Jean-Claude), nos deux semaines ne se résumeront pas qu’à la pêche mais nous tenions tout de même à faire quelques sorties sur l’Ebre mythique !

Les objectifs…assez flous, nous avons pris de quoi faire face à toutes les espèces possibles mais il y a quand même une petite idée silure derrière la tête ! Je vous le dis d’avance cependant…heureusement qu’on a pris autre chose comme matos !

A notre arrivée c’est donc d’un côté la mer et ses plages interminables.

De l’autre, les rizières (interminables).

Puis de superbes paysages de reliefs dès que nous remontons un peu le fleuve.

Jean-Claude connait l’Ebre comme sa poche maintenant qu’il peut aller y tremper des hameçons tous les jours et il sera notre guide durant les 4 sorties que nous avons planifiées.

1 ère sortie

Il ne nous aura fallu que 24h pour se retrouver sur l’Ebre et tenter notre premier coup du soir au moustachu dans le Delta.

Malheureusement…on ne peut photographier que les pêcheurs…

Passons…

2ème sortie

Jean-Claude nous propose pour ce deuxième essai de nous rendre un peu plus dans les terres sur un secteur comportant de belles fosses.

Nous arrivons de bonne heure le temps de préparer rapidement le matériel.

Première fosse et premier silure pour le Papy, ce n’est pas bien gros mais ça décapote.

Puisque notre ami ne veut pas toucher cette « sale bête gluante » on se débrouille pour l’avoir en arrière-plan.

Plus rien sur ce poste, nous mettons les gaz sur un poste intéressant pour le carnassier en général. Adri et moi se décidons pour taquiner un peu le sandre et deux beaux sujets seront mordeurs.

Nous insistons mais la faible surface du poste nous pousse à aller voir ailleurs. Papy ne manque pas de coins à nous faire découvrir. Nouveau poste, Adri retente un sandre tandis que je place mon montage à silures avec vers de terre sous l’échosondeur.

Les sandres sont présents en bordure de fosse et Adri ne manque pas de les faire mordre (désolé pour le deuxième…une manipulation stupide de ma part et le poisson se décroche…sans photos).

Sous l’écho et bien pas grand monde…mais difficile d’y voir quelque chose tant les remous et contre-courant sont imposants et rendent une présentation difficile. Une touche franche intervient soudainement et je pense ramener un petit silure…

Il s’agit cependant non pas d’un silure mais un poisson-chat américain dit « channel-catfish » présent dans l’Ebre depuis des introductions. Le poisson n’est pas si petit que ça pour cette espèce qui ne dépasse pas les 1 mètres d’habitude.

Mais où sont donc ces satanés silures ? Nous remettons les gaz sur un autre spot.

Cette fois les courants sont vraiment rudes et les hauteurs varient énormément. Jean-Claude connait cependant un joli trou qui devrait potentiellement abriter quelques sujets.

Décidément, ils ne sont pas dans les trous…en faisant une dérive, je remarque du coin de l’œil une silhouette imposante en bordure. Un silure de plus de 2 mètres se trouve le « nez » à l’ombre proche des carpes et nombreux mulets qui patrouillent en bordure ! Haha, ils sont là ces poissons…mais comment les approcher ?

Je me décide au final de plutôt tenter une pêche de bordure à la recherche de Black-bass. Je me décide à mettre un petit leurre de surface et de prospecter rapidement les bordures durant la dérive. Une nage en « walking the dog » sur les quelques mètres de bordures et les premiers poissons sont là !

Adri me rejoint et nous fera un petit Black….mais nous n’aurons pas plus gros, on s’en contentera.

Nous arrivons doucement en fin de journée. Sur une belle tête de radier, je lance mon leurre en plein milieu du fleuve. Quelques mètres de nage et il est violement intercepté ! Encore un chevesne j’imagine ! Jean-Claude en rigole, quelle pêche de sardine !

Mais je vois pourtant arriver au bateau une jolie « Loubina » comme ils disent dans le coin qui n’est t’autre qu’un bar méditerranéen qui remonte le fleuve.

Jean-Claude, sur ce coup, est surpris. Lui qui adore ce poisson, il ne savait pas qu’il remontait jusque-là ! Maintenant que nous le savons, on va bien tenter d’en profiter ! Mais ce sera pour la suite des vacances. La journée se termine, direction la piscine pour se rafraîchir !

3ème sortie

Jean-Claude nous propose pour ce jour de nous rendre encore plus à l’amont que notre dernière virée. Le cadre y est splendide et les silures relativement nombreux…oui, en théorie !

Nouveau départ donc bien décidés réussir à trouver la pêche de cette espèce qui nous joue toujours des sales tours !

Nous ne voyons rien, les silures ne semblent pas se tenir dans les fosses et il faudrait pratiquer une pêche de bordure mais dur dur dans la région !

En descendant dérive après dérive, postes après postes, nous trouvons un trou de taille impressionnante abritant quelques sujets. Mais il n’y a rien de bien gros ! Je ferai quelques petits poissons au leurre souple avec une tête plombée et un peu d’attractant.

Nous constatons alors que tous ces petits sujets sont bien amochés. Des marques récentes de mâchoires de gros individus s’identifient sur leur corps.

Notre théorie ? Les gros poissons se trouvent en bordure où la nourriture y est abondante par ces fortes chaleurs et chassent les petits qui voudraient venir leurs faires concurrence. Les petits n’ont alors pas d’autre choix que de se replier sur les zones inhabitées…Mais bon tout ceci ne reste qu’une théorie…

Adri se débrouille cependant pour ferrer un poisson déjà plus correct.

Notre journée se déroule bien jusque-là…un drame a cependant été évité de peu pour Jean-Claude. Nous pêchons dans des secteurs où les courants peuvent être puissants et traitres. Un accrochage sur le fond en pêchant à mains nues, la tresse qui s’enroule autour du pouce et là….plus personne ne rigole. Notre pauvre ami se retrouve à plat ventre dans le bateau, hurlant de douleur sentant la tresse sectionner petit à petit son doigt. Nous tachons de réagir aussi vite que possible mais le mal est déjà bien fait. Moteur en route, marche avant, tenir la tresse pour soulager notre Papy !

On ne sait toujours pas tellement comment nous avons réussi mais il a toujours ses 10 doigts bien que son pouce aie fortement souffert.

4ème sortie

Pour cette quatrième et dernière sortie, nous décidons de retourner dans le secteur où nous avions passé notre deuxième journée. Maurice, un cher contemporain et ami de Jean-Claude nous accompagne également.

De mon côté, c’est tout décidé, se sera pêche de surface au leurre pour taquiner chevesne, loubina et black-bass. Adri se tâte encore un peu mais a pris sa canne à petits leurres. Jean-Claude, forte tête, restera sur les silures tandis que pour Maurice se sera découverte et donc essai de quelques techniques différentes.

C’est parti pour les postes avec les deux Papy aux commandes, ça ne rigole pas !

Ça prendra un peu de temps à se réveiller pour la pêche aux mais nous enregistrons quelques suivis et frappes manquées pour que, soudainement, dès que la chaleur commença à bien se faire sentir, les poissons se succèdent.

Adri se décide à passer au leurre de surface. Je vois cependant que nous n’avons pas la même animation et les poissons ne suivent pas correctement ou les ferrages n’aboutissent malheureusement pas. Pourtant, de mon côté, ça n’arrête pas et c’est un réel plaisir.

Je propose à Adri de ramener son leurre par légères saccades  de gauche à droite en le faisant glisser, canne basse, sur la surface. Le poisson s’auto ferre directement au gobage ! Une mise en pratique rapide et ça tombe de suite !

Maurice aussi, après avoir pris le coup de main nous fait son premier chevesne au leurre de surface !

C’est là, alors, que nous penserons à la pauvre petite grenouille !!!

ET oui, nous nous rendons bien compte que nos lancers paient uniquement lorsque notre leurre atterri à quelques centimètres de la berge et sur une animation d’1m-2m maximum. Les poissons sont calés en bordure. Nous jouons alors aux lancers les plus précis pour surprendre le poisson comme si une petite grenouille décidait de sauter de la berge pour rejoindre l’eau…mal lui en a pris !

Pour la dernière…Adri nous fait un lancer à peine trop haut…petit accrochage dans le buisson au-dessus de l’eau, une manipulation précise pour décrocher le leurre rapidement qui aura que le temps de toucher la surface avant de se faire happer par un chevesne glouton ! Pauvre grenouille !

Le soleil commence à se coucher et notre ami Jean-Claude…ha oui, tiens, Jean-Claude et ses silures, il est passé où lui pendant tout ce temps ? BING Fishhh OOOnnnn, je l’avais bien vu monter sur mes vers celui-là !

Tiens Maurice, prend cette canne et combat un poisson d’homme plutôt que ces petites sardines de chevesnes… Laisse ça aux suisses !

Tu voulais te moquer des suisses Jean-Claude ? Ça pique un Popper dans le short non ??

Avec le coucher de soleil, c’est notre revanche avec les Loubinas qui sonne. Nous nous plaçons donc dans les courants et peignons au leurre de surface !

Les belles sont dehors pour une petite heure encore puis retour à la Casa !

Et voilà, nous arrivons au bout de ces merveilleuses vacances. Les silures n’auront pas été de la partie comme nous le voulions et les nombreux sujets que nous avons vu en bordure durant notre séjour semblaient tout simplement impêchables. Tout en apprenant à nouveau toujours plus sur ce poisson, nous aurons pu saisir l’opportunité d’une pêche tout aussi palpitante au leurre de surface qui nous a fait passer de francs moments de rigolades et d’amitié !

Merci encore à nos très chers Jean-Claude et Zette pour leur accueil chaleureux et au plaisir de revoir tout cette bande de copains qu’ils nous ont présentée lors de notre venue !

Prochain épisode, retour au froids…mais toujours du poisson au menu !!

Hyppo