Beaucoup de rien, un peu de tout

Depuis quelques années, les printemps se ressemblent et sont signe d’une pêche difficile ! Pourquoi ? Les chaleurs sont intenses et en général toujours au-dessus des normes de saison puis c’est de nouveau l’hiver durant quelques jours…difficile de trouver une période stable !

Ensuite, après la première grande période de soleil, c’est le lac qui se stratifie et le phyto et zoo plancton se développent en masse sur les premiers mètres d’eau la rendant ainsi laiteuse et d’un turquoise magnifique. Mais ce n’est pas bon signe pour nous, les pêcheurs au lancer !

Le poisson s’éparpille sur tout le lac profitant de cette aubaine de nourriture abondante !

Que ce soit les alevins de cyprinidés, les jeunes corégones, les bancs d’ablettes, les perchettes puis forcément les prédateurs qui s’en nourrissent : tous se retrouvent sur les 10 premiers mètres mais un peu partout sur la flaque.

Heureusement, en restant opportuniste et attentif à ce qui se passe sous le bateau, on peut faire…à l’arrache, quelques poissons. D’une manière générale, il n’y a pas trop de règle et il faut se satisfaire des surprises.

Lorsqu’un groupe de grosses palées se retrouve pour se nourrir d’aselles et gammares qu’elles recherchent dans les herbiers en formation, il faut « sauter » sur l’occasion !


Un petit tour proche des plages pour se rendre compte que les gros cyprinidés se dorent la pilule au soleil ! C’est l’occasion de sortir les float tube avec Lolo !


Et lorsque le temps manque, il ne faut pas oublier les petits endroits que l’on appréciait fréquenter auparavant comme notre bonne gravière avec comme appât une simple boite de maïs doux.


Pour en revenir au lac , en effet, il ne faut pas hésiter à passer du temps à rechercher des zones d’activités et pour ce faire, l’échosondeur est bien entendu l’outil par excellence. Il ne fait pas mordre le poisson à la ligne mais permet au moins de ne pas pêcher des zones désertes. 

A mon avis, les techniques trop spécifiques sont également à mettre de côté au profit d’utilisation de leurres ou de gambes un peu plus « passe partout ». Il s’en suit alors des surprises comme :

Cette jolie palée capturée dans 9 mètres d’eau avec une gambe à perche :


Ou alors cette truite lacustre séduite par une nymphe d’une gambe à palée. Un combat mémorable sur de si petites cannes !


Adri le soulignait, les pêcheurs à la traine sortent leur épingle du jeu en général durant ces mois printaniers ! La surface couverte est un atout ! Même si la technique en elle-même m’intéresse moins, il faut avouer que lorsque l’on met toutes les chances de son côté en se levant tôt et en insistant, la récompense est souvent présente, en témoigne ce bel omble chevalier !


En attendant que le lac brasse un peu et que la nourriture se concentre sur les bordures, profitez surtout de vous essayer à la découverte de nouvelles techniques !

A tout bientôt !

Kekou