Rhône été 2017

Vacances d’été 2017 qui se sont décidées à la dernière minute… et quoi de mieux qu’un petit séjour à la traque du moustachus ?!

Suite aux conseils d’Adri, nous partirons direction l’Ardèche afin de découvrir de nouveaux secteur, Saint-Vallier, Tournons sur Rhône et nous rejoindrons un jour Lio qui sera en guidage avec Jean-Claude Tanzili à Chavanay.

Ni une ni deux, nous réservons une chambre dans une maison à Beausemblant via RBNB. 

Ça y est Manu et moi partons donc 5 jours pour de nouvelles aventures halieutiques.

Le trajet pour arriver chez notre hôte se passe bien avec un arrêt chez Jean-Claude Tanzili pour faire le plein de monture mort-maniés et profiter d’un moment d’échange.


Nous arrivons à Beausemblant et sommes accueilli de la meilleure des façons avec une petite bière pour l’apéro. La cour intérieure nous permet de laisser le bateau ainsi que la voiture en toute sécurité et une congélateur xxl de garder nos poissons morts bien au frais.


Une fois installé, une petite virée s’impose histoire de repérer les mises à l’eau et ainsi éviter les mauvaises surprises le lendemain au petit matin. Nous en trouvons 3 qui semblent correctes sur des secteurs différents malgré un Rhône très bas.

C’est 5h30 et nous partons à la découvrir du secteur de Saint-Vallier. Nous le savons, celui-ci est bien connu et prisé des siluristes tant par la beauté du spot, que les gros sujets régulièrement pris ainsi que la largeur du Rhône permettant de faire plusieurs coulées en décalée. 

Quelques manœuvres plus tard le bateau est à l’eau et nous pouvons débuter la pêche.


L’idée est de profiter des premières lueurs du jours pour tenter de faire quelques vifs (chevesnes ou autres) principalement au Sammy 65 afin de varier les techniques de pêche. Plan qui comme bien souvent s’annonce beaucoup plus complexe que prévu. Après plusieurs lancés en bordure, à part attraper des buissons et autre arbuste et se mettre en mode grand-mère feuillage pour récupérer nos Sammy, les poissons ne semblent pas présents ou du moins pas actifs.  Nous tentons alors de les prendre contre une pile de pont mais pas plus de résultats. Nous décidons alors de stopper le plan vif et de se mettre chacun avec un mort manié à la traque des silures. Une première dérive, plusieurs poissons apparaissent au sondeur mais tous semblent méfiants. La matinée passe et pour le moment pas de poissons qui se décident. Une petite pause casse-croute et c’est reparti pour une nouvelle dérive.
 

En fin de journée Manu prendra un silure au mort manié. Malheureusement vous ne verrez jamais la photo… Je saisis le poisson, le tiens fermement, décroche l’hameçon et pour ne pas mettre trop de mucus dans tous le bateau… le tiens au-dessus de l’eau avant que Manu ne le saisisse… Un coup de tête plus tard et oups… il retourne nager.

Nous terminons cette première journée avec un poisson et très peu d’activité.

Place au deuxième jour, un orage et beaucoup de pluie perturbe la journée de pêche. Peut-être une chance pour nous ? Ce coup d’eau pourrait bien remettre les silures en phase d’alimentation.

Manu et moi profitons de cette matinée orageuse pour faire un tour dans un magasin de pêche afin de s’équiper et tenter une autre approche pour les vifs, au feeder cette fois-ci, technique que JCT nous a recommandée. 

L’orage se calme et nous mettons à l’eau en milieu d’aprem à nouveau à Saint-Valier mais dans l’optique de faire quelques rotengles ou autre pour pouvoir pêcher aussi au fireball le reste du séjour. 

Mission accompli cette fois-ci nous avons une 15aine de rotengles le tout gratifié d’un magnifique arc en ciel en guise de décor.


Pour ce 3
ème jour nous mettons cette fois-ci à l’eau à Saint-Maurice l’Exile, dans le but de rejoindre Lio sur le secteur pour la pause du midi. 

L’orage de la veille semble bien avoir réveillé les poissons car plusieurs beaux sujets viennent voir le fireball de manu mais aucun ne se décide. De mon côté je reste au mort manié technique que j’apprécie particulièrement pour l’effet « surprise ». J’ai plusieurs touches mais rien ne se concrétise. Les poissons semblent méfiants et doivent juste taper ou pincer le vif. 

Ça y est premier poisson pour Manu et photo cette fois-ci. Peu de temps après j’enchaîne avec un sujet du même gabarit, petit mais ils font bien plaisirs.


Afin de mettre toute les chances de notre côté et maximiser notre discrétion, nous décidons de pêcher sondeur éteint sur cette nouvelle dérive. Stratégie qui s’avère payante car moins de 10 minutes après Manu est pendu, le poisson tient le fond et prend du fil ce qui présage d’un spécimen de belle taille. Nous le savons, proche de la centrale nucléaire de Saint-Maurice-l’Exil des poissons de 2mètres ont déjà souvent été pris. Le poisson ne semble pas décidé à remonter et continue de tenir le fond, les minutes passent, s’en suit un immense coup de tête, un mou dans la ligne, Manu mouline mais malheureusement le poisson n’est plus au bout. Manque de chance !!! Habituellement quand on est pendu à un silure, soit il se décroche dans les premières secondes, soit quasi jamais. Faut évidemment un beau sujet pour contredire notre constatation.



Les dérives suivantes ne seront pas concluantes et nous rejoignons Lio et l’équipe pour la pause du midi. Moment fort sympathique par ailleurs. Cependant, le constat de cette matinée est sensiblement pareil, énormément de touches manquées, tant au mort manié, vers ou fireball et seul les petits sujets se laissent prendre.

Pour la pêche de l’après-midi, nous allons en amont et ferons encore 4 petits silures.


… et beaucoup de raté, d’ailleurs nos montures mortes maniés remontent plusieurs fois comme ça :


Départ pour le 4
ème et avant dernier jour de pêche. Cette fois si nous tentons le secteur de Vions, Tournons sur Rhône et selon notre timing descendrons peut-être jusqu’à Tain- L’Hermitage. Pour ce début de journée tout se passe de travers, nous avons oublié de faire le plein du bateau, donc retour en arrière pour le faire et comme les galères n’arrivent jamais seules, les mises à l’eau sont cadenassées… Déjà deux de tentées… La troisième sera la bonne et nous pouvons enfin commencer à pêcher (ça vaut la peine de se lever tôt pour finir sur l’eau seulement à 09h00)

Manu se met au fireball, pour ma part je reste fidèle à mon montage mort manié. Mon gardon est encore congelé, mais tant pis, assez de temps a été perdu. Nous choisissons une première dérive proche des arbres ou le fond semble intéressant. Je descends ma monture et 3 animation plus tard je me prends une cartouche digne de ce nom et ce juste au moment où Manu dit : « attention obstacle ». Mais ce qui semble être un obstacle n’en est pas un… et me voilà pendue.


Je fais trois pas en avant dans le bateau tellement la touche est violente, ça y est le poisson est bien là, il colle le fond, retourne en plein chenal et cherche à remonter le courant ce qui est typique d’un gros sujet. Je ne décide pas de grand-chose pour le moment, mon moulinet chante, la canne plie et le combat est bel et bien lancé. Quoi de mieux qu’une péniche qui arrive à cet instant pour rajouter un peu de piment… ? Je peine à rester debout avec les vagues. Ce poisson est très énergique et ne semble pas vouloir me laisser gagner du terrain, 5, 10 minutes, le combat ne désempli pas… après 15 minutes nous le voyons enfin arriver à la surface. 

Manu le saisit fermement et le monte à bord, il est gras et fait clairement plus que 2 mètres, mais difficile d’en dire d’avantage à cet instant.


Nous cherchons un endroit où accoster afin de pouvoir mesurer ce poisson et faire quelques photos. Les berges sont en grande partie inaccessibles. Les carpistes de celle d’en face nous font signe de venir vers eux. Ils n’hésitent pas à se mouiller pour nous faire accoster et leur aide est la bienvenue pour sortir le silure du bateau. Après mesure il fait 2 mètre 30, quel magnifique poisson !!! Quelques photos et nous relâchons ce magnifique spécimen.


Merci à nos hôtes pour leur aide et la petite bière à même pas 10h00 pour fêter tout ça comme il se doit.

Quel poisson et quel combat un super souvenir et à nouveau un poisson d’équipe. Nous pouvons le dire notre séjour est déjà bel et bien réussi.

C’est remonté à bloc que nous partons. Durant les dérives suivantes beaucoup de poissons viennent voir le fireball de Manu mais aucun ne se décide. C’est donc avec un poisson et les habits plein de mucus que nous achevons cette 4ème journée.


Nous regagnons notre chambre et fêtons tout ça à la bière (pour changer) en discutant du programme de notre dernier jour.

Pour ce 5ème et dernier jour, nous décidons de tenter un coup de poker et de pêcher Lyon, secteur qui nous avait bien réussi quelques mois auparavant et qui par la même occasion nous rapproche un peu de la maison. 

La météo n’est pas des plus clémente, mais le décor est toujours autant impressionnant.


Nous enchaînons plusieurs dérives sondeur éteint proche de la confluence avec La Saône, mais rien, pas de touches. Sur un secteur en amont, nous allumons cette fois-ci le sondeur car il y a passablement de ponts, synonyme d’obstacles en tout genre. Les poissons sont bien là, mais aucun ne se décide, certainement trop méfiants. Première dérive, plusieurs sujets apparaissent à l’écho et la deuxième plus rien. La constatation est vite faite, et c’est à nouveau sondeur éteint que nous pêchons. Malheureusement cette stratégie n’est pas plus payante. 

Sur le gong nous aurions pu faire un doublé !  En l’espace d’une minute nous décrochons chacun un poisson. Ceci signe pour nous la fin de cette belle session.

C’est la tête remplie de superbes souvenirs et avec l’envie de revenir au plus vite que s’achève ce séjour.

A bientôt Nath